mardi 16 janvier 2018

  
Les militants de Lutte ouvrière 
seront présents 
sur le marché du centre ville

Samedi 20 janvier

de 9h30 à 12h

lundi 15 janvier 2018

Lactalis, irresponsable, à l'image du capitalisme

Après avoir contaminé des dizaines de bébés en France et dans le monde avec du lait à la salmonelle, le PDG de Lactalis s’est excusé, a promis des indemnisations aux victimes et a juré qu’il n’y avait eu « aucun manquement » dans son entreprise. Et nous sommes censés être rassurés ?

Lactalis connaissait la présence de salmonelles dans son usine de Craon depuis août et l’a cachée aux autorités. Alors que les cas de bébés malades se multipliaient, elle a traîné les pieds pour rappeler ses produits. Ce ne sont pas des manquements ?

Gouvernement et médias insistent sur le culte du secret de Lactalis. Autrement dit, le scandale résulterait d’une situation exceptionnelle causée par un dirigeant très spécial.

Il est vrai qu’à la différence de beaucoup d’autres, le PDG de Lactalis ne faisait même pas semblant de jouer la transparence. Il a toujours refusé de publier les comptes de son groupe, préférant payer une amende. Et qui connaissait, il y a une semaine, Emmanuel Besnier, 8ème fortune de France, héritier et dirigeant de Lactalis ?

L’empereur qui domine le monde laitier avec 17 milliards de chiffre d’affaires, 246 sites de production dans 47 pays et 75 000 salariés, propriétaire de marques comme Lactel, Bridel, Salakis, La laitière, Président… appliquait la devise bien connue de certains milliardaires : « pour vivre heureux, vivons cachés ».

Mais ce n’est pas parce que les autres groupes capitalistes se plient aux obligations légales de la publication des comptes et qu’ils ont des PDG stars de la communication publique que la transparence règne et qu’ils sont plus responsables.

Ce nouveau scandale n’est pas le dérapage d’un groupe capitaliste isolé. Mais il met aussi en cause les enseignes de la grande distribution qui ont continué de vendre des lots devant être retirés de la vente, plus préoccupées qu’elles étaient de leur chiffre d’affaires de fin d’année que de la santé des nourrissons. Et surtout, il est le dernier en date de toute une série de scandales, de la vache folle aux moteurs truqués de Volkswagen, Renault et PSA en passant par le Médiator et les prothèses PIP.

C’est tout le système capitaliste qui est irresponsable car il a érigé le profit en dieu tout puissant. La rentabilité est la seule religion des dirigeants des grandes firmes et pour cacher cela, ils imposent le secret à tous les étages.

Tous les groupes capitalistes ont le culte du secret. Il y a les secrets de fabrication, les secrets comptables, le secret des affaires. Les représentants syndicaux sont tenus au secret quand ils participent ne serait-ce qu’au comité d’entreprise. Quant aux travailleurs qui constatent des manquements sanitaires dans leurs usines, ils sont menacés de licenciement s'ils les révèlent.

Les dirigeants justifient ce secret par le fait de devoir se protéger de la concurrence. Il sert surtout à cacher aux salariés ce que rapporte l’exploitation. Il sert à cacher aux fournisseurs les marges que les plus grosses entreprises et les banques font sur leur dos. Il sert à tromper le fisc. Il sert à tromper les consommateurs sur la marchandise.

Oui, ce secret va à l’encontre des intérêts de toute la collectivité. Et que fait l’État ? Il nous berce de belles paroles sur la transparence et diminue les contrôles. Car, on le vérifie au travers de ce scandale, l’État n’augmente pas ses contrôles sanitaires dans les entreprises, il les réduit, laissant les industriels procéder à des « auto-contrôles » !

Le président et les ministres pérorent sur leur action aux quatre coins de la planète en prenant l’air de ceux qui peuvent changer le monde alors qu’ils ne sont même pas capables de contrôler ce qui se passe dans un fleuron français de l’agroalimentaire et d’assurer la sécurité alimentaire.

Ils ne sont pas capables de le faire, car ils n’en ont pas la volonté. Réduction du nombre des inspecteurs de la répression des fraudes, de contrôleurs fiscaux, d’inspecteurs du travail : le gouvernement veut laisser les mains libres au patronat.

La seule façon d’empêcher de nuire les dirigeants de ce système irresponsable, ce sera de les soumettre au contrôle des salariés, des consommateurs et de la population.

Comme l’ont montré les lanceurs d’alerte, les salariés sont les mieux placés pour surveiller et dénoncer les agissements des dirigeants. Et qui d’autre qu’eux connait la façon de bien faire le travail ?

Oui, pour la société tout entière, pour les intérêts des travailleurs, il est nécessaire de contester le sacro-saint respect de la propriété privée et de faire voler en éclats le secret dans les entreprises. 
Le 15 janvier 2018

lundi 8 janvier 2018

2018 - Nous organiser et mener la lutte de classe

« La France est en marche », « la croissance est de retour », « les créations d’emploi ont redémarré », « soyez optimistes et faites-nous confiance » : voilà ce que nous chantent Macron et ses acolytes en cette nouvelle année.

Quand on appartient au monde de la bourgeoisie, des affairistes et des boursicoteurs, il y a de quoi voir l’avenir en rose. L’envolée des bourses en 2017 a fait gagner la bagatelle de 1000 milliards de dollars aux 500 plus grandes fortunes mondiales. Le patron de LVMH, Bernard Arnault, 6ème au classement, a vu son patrimoine s’accroître de 20 milliards d’euros l’année dernière. L’immobilier, le secteur bancaire et l’automobile battent record sur record, et leurs actionnaires sont comblés. Oui, aux sommets de la société, l’argent coule à flots et cela ouvre des perspectives à nombre de bourgeois, petits et moyens.

Et tout ce monde sait pouvoir compter sur Macron et ses délicatesses à l’égard des plus riches. Rien qu’avec la suppression de l’impôt sur la fortune, beaucoup ont encaissé des dizaines de milliers d’euros. Pénicaud, la ministre du Travail, a ainsi économisé 62 000 €, mais pour certains, c’est bien plus. Cela aide à avoir confiance dans l’avenir !

Mais quand on est ouvrier, employé, aide-soignante, cheminot ou encore retraité, il n’y a pas de quoi se réjouir.

Il y a ceux qui, salariés à Tupperware, Vallourec ou Gemalto, sont menacés dans leur emploi, car même prospères, tous les groupes continuent leur saignée en matière d’emploi. Les banques suppriment des milliers de postes en fermant des agences, au prétexte qu’elles sont moins fréquentées. Plusieurs groupes, dont Pimkie et PSA - qui dépassera deux milliards de bénéfices en 2017 -, ont annoncé vouloir recourir aux ruptures conventionnelles collectives pour faire partir plus vite et à moindre coût des milliers de travailleurs.

Et qui peut croire que demain, le patronat relâchera la pression sur les travailleurs et reviendra sur les sacrifices qu’il a imposés ces dernières années ? Le patronat ne renoncera pas, de son plein gré, à l’allongement du temps de travail, à l’augmentation de la charge de travail ou au blocage des salaires. Partout l’exploitation se renforce, et c’est précisément parce qu’elle se renforce que les groupes ont fait bondir leur taux de profit.

Le gouvernement brandit les créations nettes d’emplois de 2017 pour preuve que la situation s’améliore pour les travailleurs. 269 000 emplois ont été créés pour cinq millions de femmes et d’hommes au chômage, et il faudrait s’en réjouir !

Évidemment, ici ou là, le grand patronat peut avoir besoin d’embaucher. Le profit ne peut pas se produire sans travailleurs, et à force de supprimer des emplois et de pousser les anciens dehors, il faut bien que le patronat recrute un peu. Mais il le fera aux conditions qui se généralisent désormais, des emplois précaires et de plus en plus mal payés.

Et ce n’est pas le gouvernement qui demandera au patronat d’augmenter les salaires. Lui-même étudie une remise en cause de l’indexation du smic car le coût du travail serait encore trop élevé.

Mais, grand seigneur, le gouvernement a concocté un ersatz d’augmentation de salaire. En augmentant la CSG d’une main et en baissant de l’autre les cotisations salariales en proportion supérieure, le gouvernement va augmenter de quelques euros le salaire net.

Comment réalise-t-il ce tour de magie ? En faisant payer les retraités, car eux subiront l’augmentation de la CSG sans compensation et paieront pour le manque à gagner dans les caisses de l’État. Autrement dit, Macron a inventé un nouveau type d’augmentation de salaire : l’augmentation payée par les retraités, c’est-à-dire par nos grands-parents ou nos parents !

Même en supposant qu’un krach financier n’éclate pas dans les prochains mois et que la reprise économique se confirme, les travailleurs ne seront pas plus invités aux réjouissances demain qu’ils ne l’ont été hier.

Tant que la bourgeoisie et ses valets politiques mènent la danse, ils poursuivront leur offensive anti-ouvrière et s’arrogeront les fruits du travail collectif. Pour que les choses changent, il faudra que les travailleurs s’attaquent au grand patronat.

Il y a bientôt 50 ans, en mai-juin 1968, c’est la grève générale qui fit lâcher à De Gaulle une augmentation du smic de 35 %. En 1936, c’est la grève générale qui imposa la semaine de cinq jours, les congés payés et les conventions collectives à un patronat tremblant devant les occupations d’usines. Lutter collectivement, nous organiser : il n’existe pas d’autres moyens de changer notre sort. 
Le 8 janvier 2018

lundi 1 janvier 2018

Pour que 2018 soit l'année de la riposte ouvrière !

En guise de vœux, Macron s’est livré à un exercice aussi hypocrite que convenu. Comme il l’avait déjà fait il y a six mois, et comme Sarkozy et Hollande avant lui, il a promis qu’il n’y aurait plus de sans-abri. Mais il n’y en a jamais eu autant, et les associations expliquent que l’hébergement d’urgence est saturé ! Quant au droit d’asile, c’est un mot creux quand les réfugiés sont ainsi pourchassés par la police. Pour gagner la France, ils sont amenés à prendre des risques toujours plus grands, comme le franchissement de cols des Alpes en plein hiver. Et le gouvernement veut encore durcir la législation à leur encontre. Alors, placer sa politique sous le sceau de la « fraternité » et de l’« humanisme », quelle fumisterie !

Les premières étrennes sont pour le patronat, avec les effets concrets des ordonnances Macron-Pénicaud sur le Code du travail, dont des décrets viennent d’être publiés.

Par exemple, la rupture conventionnelle collective permet maintenant à des entreprises en parfaite santé de se débarrasser de nombreux salariés sans même recourir à un plan social, ni proposer de reclassements. PSA Peugeot-Citroën, qui a déjà supprimé près de 25 000 emplois en cinq ans, en produisant plus de voitures et en gagnant des milliards, veut y avoir recours. Pimkie, propriété du groupe Mulliez, l’un des plus riches du pays (Auchan…), veut aussi supprimer 200 emplois avec cette facilité offerte par Macron aux patrons. Comme l’expliquait une syndicaliste, alors que les salariés licenciés en 2010 par cette chaine de prêt-à-porter avaient pu recevoir 30 000 à 50 000 euros d’indemnités, une vendeuse licenciée en 2018 ne recevra que l’indemnité légale, soit moins de 5 000 euros pour 15 ans d’ancienneté. D’autres firmes préparent leurs sales coups.

Et encore n’est-ce que le début de la mise en œuvre d’une réforme entièrement dictée par le patronat.

Le gouvernement veut maintenant attaquer les demandeurs d’emploi. Ceux-ci sont trop bien indemnisés au goût du patronat. Le projet est donc de couper rapidement les allocations aux chômeurs qui refusent plus d’une offre. Le gouvernement fustige la « fraude sociale ». En réalité, même d’après les chiffres officiels, celle-ci est dérisoire par rapport à la fraude fiscale, pratiquée par les grandes entreprises et par les riches. Mais pour ceux-ci, le gouvernement déroule le tapis rouge : suppression de l’impôt sur la fortune, plafonnement de l’impôt sur les revenus du capital, baisse de l’impôt sur les sociétés : il n’est plus nécessaire d’aller dans un paradis fiscal, la France en devient un !

Macron comble les vœux des riches. Publié la semaine dernière, le palmarès Bloomberg montrait que les 500 plus grandes fortunes mondiales avaient vu leur patrimoine augmenter de 23 % en un an. Quels salariés pourraient en dire autant ? La fortune de Bernard Arnault, patron de LVMH et 6e patrimoine mondial, a augmenté de 20 milliards d’euros en un an, soit de 38 000 euros à chaque minute !

Pour les classes populaires, c’est l’inverse. Au 1er janvier, le gaz (+ 7%), les taxes sur les carburants, les timbres ou les assurances augmentent. La hausse de la CSG de 1,7 point va frapper les retraités, d’autres aussi. Le gouvernement se vante d’un « budget de pouvoir d’achat » pour 2018. C’était un conte de Noël pour les petits enfants ! L’Insee elle-même explique que la facture fiscale s’alourdira de 4,5 milliards. Et seuls les naïfs apprécieront le cinéma autour de la suppression de la taxe d’habitation : on tentera de nous la faire payer, d’une façon ou d’une autre.

« Macron a fait les quelques réformes que nous attendions depuis des années », s’est réjoui Pierre Gattaz, le président du Medef. En effet. Et en cette période de bilan, la presse complaisante se joint aux milieux patronaux pour féliciter Macron d’avoir réussi à faire passer ses mesures, sans déclencher de contestation sociale. S’ils sont soulagés, c’est qu’en fait, ils ont peur des travailleurs. Peur que les salariés relèvent la tête et s’opposent à ces attaques en règle. Eh bien, leurs craintes sont fondées !

Alors, nos vœux sont aux antipodes de ceux de Macron. Nous souhaitons que 2018 soit l’année de la riposte ouvrière. Que les travailleurs, qui font fonctionner toute la société, rejettent tout fatalisme. Qu’ils rendent les coups que leur portent le patronat et ses pantins du gouvernement. Nous souhaitons qu’en 2018, le monde du travail ne subisse plus les attaques, mais défende ses intérêts et impose ses revendications.
Le 1er janvier 2018
 

mardi 26 décembre 2017

Macron, ses ministres et députés, au combat contre les travailleurs

En cette période de Noël, ayons une petite pensée pour les pauvres… députés macronistes. Plusieurs d’entre eux se sont plaints de leurs conditions de travail. Certains gagnaient auparavant 20 000 euros par mois et, a expliqué l’un d’entre eux, « se retrouvent avec quatre fois moins », alors qu’ils travaillent « beaucoup plus ». Une autre députée, également payée 5 000 euros par mois, s’épanche, sans rire : « Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. » Elle n’est pas sûre de « tenir jusqu’au bout » ! Une autre regrette que son mari soit contraint à la même diète qu’elle, malgré son goût pour les belles voitures : il ne pourra pas acheter une Porsche Cayenne à cause du regard des « gens malveillants » : « C’est terrible », pleurniche-t-elle. Et ce sont ces gens-là qui trouvent que le SMIC, avec ses 1150 euros net mensuels, est trop élevé !

Les ministres n’ont pas osé se plaindre de leurs revenus. Il faut dire qu’ils ont déjà du patrimoine, comme cela a été récemment publié. Une douzaine d’entre eux sont millionnaires, le pompon revenant à Muriel Pénicaud, ancienne DRH de Danone, où elle avait empoché un million d’euros pour avoir mis en œuvre un plan de licenciements. Elle poursuit en quelque sorte sa tâche au ministère du Travail.

Quant à Nicolas Hulot, « ministre de la Transition écologique », il possède certes un scooter électrique, mais aussi six voitures dont une BMW et une Land Rover, une grosse moto et un bateau à moteur. Il est vrai qu’il n’avait promis la fin des voitures diesel et essence que pour 2040…

Ces députés et ministres, censés « faire de la politique autrement » et incarner « la société civile », représentent surtout les milieux patronaux et les plus riches. Il est logique que leur politique soit tout entière dévouée à la classe capitaliste.

Depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir, l’ex-banquier Macron et ses sbires ont porté bien des coups au monde du travail. Ils sont allés au pas de charge et se disent aujourd'hui « fatigués »… Avec les ordonnances travail, ils ont donné toute latitude au patronat pour licencier et revoir à la baisse les accords d’entreprise. En plafonnant les indemnités prud’homales, ils ont satisfait une demande du Medef : les salariés ne pourront même plus espérer un petit pécule quand ils seront licenciés abusivement.

En même temps, le gouvernement a abaissé les APL. Au 1er janvier, il augmente la CSG de 1,7 point – une mesure dont les retraités paieront le prix fort. Et, dans les mois à venir, d’autres attaques sont prévues, avec la réforme de l’assurance chômage, qui vise notamment à réduire les indemnités versées aux demandeurs d’emploi.

D’une manière ou d’une autre, ils font payer aux classes populaires les cadeaux fiscaux faits aux riches. Car en même temps, le gouvernement Macron-Philippe supprime l’impôt sur la fortune et réduit celui sur les sociétés.

Dans sa guerre contre les classes populaires, il ne recule pas devant les mesures les plus crasses contre les migrants, les pauvres parmi les pauvres. Le ministre Collomb exige des préfets et des policiers qu’il y ait plus d’expulsions. Les contrôles aux frontières sont durcis, obligeant ceux qui fuient la guerre, la dictature ou la faim, à prendre des risques toujours plus grands pour gagner la France ou la Grande-Bretagne. Le droit d’asile est bafoué. Le gouvernement veut traquer les migrants jusque dans les centres d’hébergement gérés par les associations. Et il prépare une loi « asile et immigration » qui vise à durcir encore l’accueil des étrangers et à faciliter leur expulsion.

C’est une véritable guerre sociale que Macron et son gouvernement mènent aux travailleurs et aux plus pauvres. Mais s’ils se pavanent, comme Macron dans son palais de l’Élysée la semaine dernière, c’est qu’ils n’ont rencontré pour l’instant qu’une résistance limitée. Le monde du travail garde toutes ses forces. Il nous reste à nous en servir contre ces attaques en règle et à utiliser les armes dont disposent les travailleurs : les luttes, les grèves et les manifestations de masse.

Alors, s’il n’y a aucun doute sur les projets du gouvernement pour 2018, souhaitons que cette année soit celle de la riposte ouvrière. Souhaitons que, comme il y a 50 ans, lors de la grève générale de mai et juin 1968, la classe ouvrière refuse de continuer à subir.

Alors, le roitelet Macron ravalera sa morgue, et ses petits marquis du Parlement auront de bonnes raisons de pleurnicher.
 
Le 25 décembre 2017