lundi 9 novembre 2015

Lutte ouvrière - faire entendre le camp des travailleurs

Aux régionales, avec les listes Lutte ouvrière :

rejeter le PS, la droite et le FN qui sont tous dans le camp du patronat

Dans un mois, auront lieu les élections régionales. Le Parti socialiste, la droite et le Front national vont en appeler aux suffrages des électeurs des classes populaires. Aucun de ces partis ne représente les intérêts des travailleurs.

Voter pour le PS, ce serait approuver sa politique anti-ouvrière, ses cadeaux au patronat, les reculs sur la retraite, la généralisation de la précarité, la légalisation de la flexibilité et des baisses de salaires. Ce serait faire abstraction de ses responsabilités pour les six millions de chômeurs.

La semaine dernière, après l’imbroglio des taxes d’habitation et foncière dues par les veuves et les veufs, on a découvert que le gouvernement avait prévu un coup de rabot sur l’allocation adulte handicapé. Il a finalement reculé. Mais qu’il ait eu l’intention de s’attaquer aux handicapés alors qu’il renonce à faire payer la bourgeoisie et les banquiers, finit de le juger.

Aucun travailleur conscient ne peut le cautionner, pas même dans une élection dite locale.

Quant à la droite, qu’elle soit pro-Sarkozy, pro-Fillon ou pro-Juppé n’y change rien, elle est de toute façon foncièrement pro-patronale. Ses critiques de la politique gouvernementale sont sans ambiguïté : pour elle, les mesures anti-ouvrières de Hollande ne vont jamais assez loin. Et tous, de dénoncer le CDI « source d’angoisse » pour les patrons ou du « cauchemar des 35 heures ».

Quel mépris pour le monde du travail ! Quel mépris pour ceux qui ont effectivement des raisons de s’angoisser : les CDD, les intérimaires, les travailleurs licenciés, les ouvriers qui galèrent avec un salaire insuffisant ! 

Le Front national a beau jeu de dénoncer le « mépris social » du PS et de la droite, mais aucun travailleur ne doit oublier comment Le Pen a condamné, exactement comme Hollande ou Sarkozy, le coup de colère des salariés d’Air France. Personne ne doit oublier que, dans le bras de fer qui a opposé les salariés à leur direction, le FN s’est retrouvé dans le camp du patronat et des licencieurs.

Pour draguer les classes populaires, Marine Le Pen a développé toute une démagogie sociale à côté de son fond de commerce traditionnel, la haine des étrangers, le racisme anti-immigrés ou anti-musulman. Elle a cherché à s’adresser aux travailleurs pauvres – « français » bien sûr - qui triment et sont mal payés.

Pendant un temps, elle est allée jusqu'à brandir le retour de la retraite à 60 ans et le smic à 1500 €. Oh, c’était, comme pour tous les politiciens, des promesses qui n’engageaient que ceux qui y croyaient ! Et comme il n’a jamais été question pour le FN d'imposer quoi que ce soit aux patrons et de leur demander de payer, c’étaient des discours de charlatan.

Mais ces promesses étaient sans doute trop insupportables aux oreilles des petits patrons réactionnaires qui constituent le noyau dur de l'électorat du FN. Elles ne collaient pas avec l’image de parti « responsable » que le FN veut se donner auprès de l’électorat de droite.

Alors, telle une girouette, le FN est en train de faire disparaître tout cela de son programme. Il n’aura même pas fallu attendre que le FN arrive au pouvoir pour le voir trahir ses promesses vis-à-vis des travailleurs!

Et, bien malin celui qui, dans ces régionales, distinguera le programme du FN de ceux de ses rivaux ! Comme le PS et la droite, le FN veut que les régions soient « attractives » pour les patrons. Comme les autres, le FN veut « aider » le patronat et multiplier les subventions. Comme les autres, il ne jure que par les profits et la compétitivité du patronat.

Eh bien, les travailleurs sont avertis ! Ceux qui croient se venger de la droite et du PS en votant pour le FN se fourvoient. Le FN roule aussi pour le patronat, et qu’il s’attaque à des travailleurs parce qu’ils sont immigrés le montre assez.

Voter pour le PS, la droite ou le FN, c’est voter pour des ennemis des travailleurs. Il faut au contraire que les travailleurs expriment leurs revendications de classe. Qu’ils affirment la priorité pour le monde ouvrier de prendre sur les profits pour lutter contre le chômage, les bas salaires, la précarité, les petites retraites.

Face à tous ces ennemis, le vote pour les listes Lutte ouvrière permettra de faire entendre le camp des travailleurs. Certains, trop écœurés, diront que cela ne servira à rien. C’est se taire qui ne sert à rien. Exprimer ses revendications, montrer qu’il y a des travailleurs conscients d’avoir à se battre pour leurs intérêts, c’est préparer l’avenir.

Editorial LO du 9 novembre
                


Les militants de Lutte Ouvrière seront présents 
sur les marchés de Vierzon :

Mardi 17 novembre sur le marché de Sellier de 9h30 à 11 h 30
Samedi 21 novembre sur le marché du Centre-ville de 9h à 12 h
 

 

dimanche 8 novembre 2015

Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs

Jeudi 5 novembre, Lutte ouvrière présentait à la presse locale sa liste aux élections régionales
 "Lutte ouvrière - faire entendre le camp des travailleurs"

Voici le compte-rendu qu'en a fait le Berry républicain du 6 novembre.


lundi 14 septembre 2015

Les militants de Lutte Ouvrière sur le marché de Vierzon


Samedi 12 septembre, les militants de Lutte Ouvrière sont venus sur le marché du centre-ville à la rencontre des travailleurs et de tous ceux que la situation actuelle inquiète et révolte ; ils ont notamment distribué le texte ci-dessous "Migrants : nos frères en humanité, nos frères de classe".


Voici le compte-rendu qu'en a fait la presse locale (B.R. du 14 septembre)



Migrants : nos frères en humanité, nos frères de classe

L’élan de solidarité qui se manifeste en faveur des réfugiés fait chaud au cœur. En Allemagne où Merkel a ouvert les portes et où les réfugiés ont afflué tout le week-end, des habitants se sont massés dans les gares pour les accueillir avec chaleur. Ces démonstrations de sympathie feront-elles reculer le climat d’hostilité vis-à-vis des migrants ? Il faut le souhaiter.

En revanche, il ne faut pas être dupe des dirigeants européens. Derrière leurs discours humanistes et l’inflexion de leur politique en faveur des Syriens, il y a toutes sortes de calculs sordides.

En ouvrant les portes de son pays, Merkel passe presque pour une sainte. Mais elle ne l’a fait que parce que l’afflux d’une nouvelle main d’œuvre arrangera bien le patronat allemand ! Quant à Hollande, il se sert de cette vague de sympathie non pas pour ouvrir les frontières mais pour justifier les frappes aériennes contre Daesh en Syrie, c’est-à-dire pour renforcer sa politique guerrière !

« C’est l’honneur de la France que d’avoir toujours accueilli les persécutés », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse, avant d’annoncer l’accueil de 24 000 Syriens sur les deux prochaines années. Comparé aux 20 000 arrivés sur ce seul week-end en Allemagne, Hollande met « l’honneur de la France » bien bas ! Bien plus bas que ses prédécesseurs qui avaient accueilli 450 000 réfugiés espagnols en 1939 et 130 000 boat people vietnamiens et cambodgiens à partir de 1979.

Le drame migratoire n’est pas le fruit d’une catastrophe naturelle. Il est le fruit de la politique impérialiste des grandes puissances qui consiste à piller les pays les plus pauvres de la planète en exploitant leurs richesses naturelles ou en les étranglant par l’endettement au profit de la grande bourgeoisie. Il est le fruit de leurs manœuvres, de leurs rivalités politiques, de leurs guerres.

Les dirigeants européens ont contribué à transformer une partie de la planète en enfer pour les populations et ils font tout pour qu’elles ne puissent pas en partir. En transformant l’Europe en forteresse, ils portent la responsabilité des milliers de morts, noyés en Méditerranée, asphyxiés dans les camions ou électrocutés aux abords du tunnel de la Manche.

Et cette politique macabre va continuer. Car si les Syriens auront officiellement droit à l’accueil, les migrants dits « économiques » auront droit aux barbelés, aux matraques, aux expulsions. Comme si être tué par la misère était plus acceptable qu’être tué par les bombes ! Comme si les millions d’enfants, de femmes et d’hommes condamnés à la misère ne faisaient pas aussi partie des persécutés !

Dans toute cette affaire, où sont les intérêts des travailleurs ? Sûrement pas de rejeter les migrants. Et ce n’est pas qu’une question d’humanisme. Il en va de l’intérêt général de la classe ouvrière. Il en va de son unité. Car les migrants font ou feront partie de la classe ouvrière. Même si une fraction des réfugiés avait des vies de médecin, d’avocat ou de commerçant dans leur pays, c’est dans leur immense majorité une vie de prolétaire qui les attend, une vie d’exploitation, notre vie. Et les travailleurs ont intérêt à s’en faire des alliés.

Les migrants demandent la liberté de circuler et de s’installer en Europe. La classe ouvrière de France se doit de porter cette revendication qui vaut pour tous les travailleurs.

Beaucoup se demandent s’il est possible d’accueillir dignement les migrants dans le contexte de crise que l’on connaît. Mais le chômage, la précarité, les bas salaires ne dépendent pas de la venue des immigrés. Ils dépendent du rapport de force avec la bourgeoisie car la misère n’existe en France et en Europe que dans la mesure où on laisse l’argent s’accumuler dans les mains d’une minorité.

Il y a six millions de personnes qui cherchent aujourd’hui du travail, cela n’a rien à voir avec l’arrivée des migrants. Et tous ceux qui passent leur temps à montrer du doigt les immigrés feraient mieux de s’en prendre aux licencieurs.

Combien de travailleurs pourraient vivre avec les 14 millions du parachute doré du PDG d’Alcatel ? En réservant ne serait-ce que la moitié des profits des grands groupes capitalistes à la création d’emplois, ce sont des centaines de milliers de chômeurs qui auraient un travail. Avec les dizaines de milliards prévus pour les Jeux Olympiques, on pourrait construire des dizaines de milliers de logements.

Mais pour cela, il faudrait que les travailleurs rejettent cette fausse évidence selon laquelle « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » pour proclamer qu’« on ne veut plus se saigner pour la bourgeoisie ».

Editorial LO du 7 septembre

jeudi 30 juillet 2015

Vierzon : les militants de Lutte Ouvrière en centre-ville

Samedi 25 juillet, les militants de Lutte Ouvrière sont venus à la rencontre des vierzonnais sur le marché du centre-ville et au Forum République

Voici le compte-rendu qu'en a fait la presse locale (Berry Républicain du 26 juillet)


http://img11.hostingpics.net/pics/745187sc00002.png
clic sur l'image pour lire l'article

mercredi 27 mai 2015

La fête départementale de Lutte Ouvrière, samedi 13 juin

Samedi 13 juin, la fête de Lutte Ouvrière se déroulera, comme les années précédentes, dans le cadre champêtre de la salle des fêtes de Vignoux-sous-les-Aix (10kms au nord de Bourges).

Ce sera l’occasion d'un moment de détente dans une ambiance fraternelle, loin des ateliers, des chantiers et des bureaux. Et si des expositions parleront des entreprises et des services publics, ce sera pour dénoncer les conditions de travail qui y règnent et qui s'y aggravent sans cesse.

La fête de Lutte Ouvrière, c'est aussi l'occasion de déguster des spécialités culinaires, d'exercer son adresse dans les stands de jeux pour petits et grands.

Vous trouverez également un large choix de livres sur la vie et les luttes des peuples ainsi que des expositions sur la situation politique et sociale en France et en Grèce.
Des romans faisant le récit des migrations de populations au cours des siècles seront présentés : « L'Histoire des peuples, c'est l'histoire des migrations ».


Le débat de la fête sera animé par
Jean-Pierre MERCIER,
porte-parole national de Lutte Ouvrière et ouvrier de l'automobile.

Mireille Michel, accompagnée de ses musiciens, chantera et nous fera chanter Piaf, Barbara, Patachou, Ferrat, Ferré, Escudero...

              A 19h, allocution politique de Farida MEGDOUD,
     porte-parole régionale de Lutte Ouvrière

Puis apéritif fraternel et repas qui réunira toute la fête autour d'un poulet basquaise avant de terminer en dansant.

Alors, à bientôt à la fête !

Un accueil sera réservé durant toute la fête pour les enfants.
La carte d'entrée au prix de 6 euros est en vente auprès des militants de Lutte Ouvrière.
Vous pouvez également vous la procurer :
- par courriel : cher@lutte-ouvriere-centre.org
- par tél : 02 48 65 60 77
Site internet : www.lutte-ouvriere-centre.org


Pour se rendre à la fête : direction Allogny, Saint-Martin d'Auxigny puis route des Aix d'Angillon.