mardi 28 février 2017

Meeting de Nathalie Arthaud

 

à ORLEANS
 
mercredi 1er mars à 20 h 00

centre de conférences 9 place du 6 juin 1944 (près du théâtre)


départ de Vierzon, 18h, parking du stade Robert Baran


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lundi 27 février 2017

Présidentielle : Nathalie Arthaud fera entendre le camp des travailleurs

Après que Sarkozy, Juppé, Hollande et Valls ont été évincés de la campagne, on nous a promis une présidentielle inédite. « Tout peut arriver », ont expliqué les commentateurs. En réalité, tout est déjà joué… au profit du grand capital. Car les principaux candidats veulent le servir.

Fillon, poursuivi pour avoir détourné un million d’euros d’argent public au profit de sa PME familiale, droitise encore sa campagne pour faire diversion. Parce que quelques casseroles perturbent ses déplacements, il dénonce sans rire un « climat de quasi-guerre civile » ! En réalité, de la suppression des 35 heures à la hausse de la TVA, c’est lui qui prépare… la guerre sociale contre les travailleurs !

Macron a présenté un programme s’adressant aux « grands intérêts financiers » dénoncés il y a quelques mois par Bayrou, qui vient pourtant de se rallier à lui. Il veut pérenniser le CICE et le pacte de responsabilité, ces cadeaux de plusieurs dizaines de milliards au patronat. Comme Fillon, il veut supprimer des postes de fonctionnaires (120 000). Il veut augmenter la CSG, économiser 15 milliards sur l’assurance maladie et 10 milliards sur l’assurance chômage, et exonérer les actions et les obligations de l’impôt sur la fortune, c’est-à-dire l’essentiel de cette taxe dérisoire. Si, comme il le promet, il baissait la taxe d’habitation, un impôt certes injuste, ce serait aux dépens des communes les plus pauvres. Tout son projet est pour les riches.

Le Pen s’échine à se montrer différente de Macron et de Fillon. Mais, pas plus qu’eux, celle qui se prétend « candidate du peuple » ne touche aux riches. Son programme ne contient aucune mesure s’en prenant à leur fortune. Au contraire, elle est favorable aux cadeaux faits au patronat, comme le CICE. En revanche, elle s’attaque aux étrangers. C’est-à-dire à des migrants qui fuient la guerre ou une dictature féroce, ou encore à des travailleurs parfois ici depuis 5 ou 10 ans, qui font tourner les chantiers, nettoient les bureaux et les trottoirs ou travaillent dans les cuisines des grands restaurants. Diviser les travailleurs, c’est servir les capitalistes. Avec Trump, dont Le Pen est le sosie féminin, on voit comment un gouvernement peut pratiquer la démagogie contre les étrangers, tout en étant composé de multimilliardaires.

Hamon et le PS tentent de faire oublier le bilan des années Hollande. Celui-ci a accédé à l’Élysée avec le soutien de Hamon, des écologistes, du PCF et de Mélenchon. Hollande avait promis de faire reculer le chômage et celui-ci a flambé. Les entreprises ont encaissé les aides, comme PSA, qui vient d’annoncer un bénéfice record de 2,15 milliards d’euros. Cette firme, qui se prétendait au bord de la faillite en 2012, a fermé une usine et supprimé au total 17 000 emplois, pour le plus grand bonheur de ses actionnaires ! Les voilà, les bénéficiaires du PS au pouvoir !

Les principaux candidats ont en commun le même parti pris : sans les capitalistes, pas de croissance, pas d’emplois. Du coup, il faudrait bichonner les patrons et accepter leurs quatre volontés. Mais non ! Ce sont les travailleurs qui font fonctionner toute la société et produisent toutes les richesses. Leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail et leurs pensions de retraite doivent passer avant les revenus des actionnaires et des PDG. Les travailleurs doivent mettre en avant leurs exigences. C’est le sens de la candidature de Nathalie Arthaud, présentée par Lutte ouvrière. Comme Arlette Laguiller, à qui elle a succédé, ce n’est pas une politicienne. Elle ne dit pas « votez pour moi et votre vie changera ». C’est une salariée qui se présente pour faire entendre le camp des travailleurs.

Face au drame du chômage, qui touche six millions d’entre nous, il faut répartir le travail entre tous, sans perte de salaire. Il faut prendre sur les profits, passés et présents, pour financer cela. Il faut interdire les licenciements et les plans de suppressions d’emplois.

Alors que le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader, il faut augmenter les salaires et les pensions d’au moins 300 euros. Aucun salarié ne doit gagner moins de 1800 euros net.

Alors que des entreprises comme Vivarte (André, La Halle…) invoquent des pertes pour justifier la suppression de milliers d’emplois, il faut lever le secret des affaires. Les travailleurs doivent pouvoir contrôler les comptes des sociétés.

Voter Nathalie Arthaud, c'est voter pour faire entendre collectivement ces exigences, en faire des objectifs de lutte pour demain, face au futur président, quel qu'il soit.
 
Le 27 février 2017

lundi 20 février 2017

Violences policières : l'Etat et sa police contre les classes populaires

Dans la foulée de l’affaire Théo, on a pu croire que les problèmes des quartiers populaires allaient s’inviter dans la campagne électorale, que l’on y parlerait des violences policières, de ce chômage de masse qui frappe en premier lieu les plus jeunes, ou encore du manque de moyens des écoles. Mais la droite et le FN tentent d’inverser la situation en présentant les jeunes des quartiers comme des « voyous ».

Fillon n’a rien trouvé de mieux pour faire oublier ses propres affaires d’emplois fictifs. Il réclame les peines plancher, la majorité pénale à 16 ans et des milliers de places de prison supplémentaires. Ce tout-répressif ne réduirait en rien la délinquance, d’autant que la loi permet déjà aujourd’hui d’envoyer des mineurs en prison.

Et puis, quelle arrogance, de la part de celui qui a arrosé sa famille d’un million d’euros d’argent public pour se payer un manoir et vivre dans le luxe ! Que cela soit désormais connu de tous ne l’empêche pas de se présenter à l’élection. Comme tout bourgeois, il considère que tout lui est dû. Les efforts, les sacrifices, voire la prison, sont pour les classes populaires. Les privilèges sont pour les Fillon et les riches dont il est le serviteur.

Aujourd'hui, dans les quartiers, l’État envoie la police pour faire régner l’ordre. Mais de quel ordre s’agit-il ? Pour l’essentiel, de l’ordre social basé sur l’exploitation et les injustices, bien loin de la devise « Liberté, égalité, fraternité ».

Certes, dans cette société brutale, la police a des fonctions utiles, et tout un chacun peut avoir besoin d’elle. Mais en défendant avant tout l’ordre social existant, elle défend la domination des riches. Aucun bourgeois ne subira les violences subies par les jeunes des cités ou par les travailleurs qui, pour défendre leur emploi, bloquent leur usine ou manifestent. La police a pour vocation de faire taire ceux qui contestent l’ordre capitaliste.

Au fil des témoignages, on en sait un peu plus sur la police d’Aulnay-sous-Bois. Le commissariat de cette ville est un repaire de policiers d’extrême droite, toujours prêts à lancer aux jeunes une insulte raciste ou une provocation. Ces policiers multiplient les humiliations, les coups, voire les actes de barbarie, contre ceux qui leur tiennent tête.

C’est ce pour quoi le jeune Théo a payé le prix fort. Il a été violenté parce qu’il habite une cité HLM, qu’il est noir et qu’il n’a pas plié l’échine face aux insultes et aux coups de tortionnaires racistes. Théo, c’est notre fils, c’est notre frère, c’est notre dignité.

Depuis cette agression, la police ne manque pas de soutien. Elle en a bien sûr du côté de Le Pen et de la droite : celles-ci réclament l’interdiction des manifestations, qui ne se résument pourtant pas aux casseurs. Pour ces politiciens, il faudrait que les policiers puissent se livrer à leurs exactions impunément… et sans qu’on puisse protester !

L’attitude du gouvernement PS est également scandaleuse. Hollande est certes allé voir Théo à l’hôpital, espérant ainsi calmer la colère des banlieues. Mais le ministre de l’Intérieur a qualifié l’agression de Théo d’« accident », reprenant la version des bourreaux contre celle de leur victime. Depuis 2012, le gouvernement a défendu les policiers, même dans leurs revendications les plus réactionnaires. Il a commencé par renoncer à la délivrance d’un récépissé lors des contrôles d’identité, pourtant promis par Hollande. Et maintenant, le Parlement assouplit les règles d’usage des armes à feu, élargissant encore le droit de tirer pour les policiers.

La justice défend l’ordre social tout autant que la police. Les policiers agresseurs de Théo sont laissés en liberté. Des jeunes qui ont jeté des pierres sont condamnés à des peines de prison ferme. Et qu’en est-il des actionnaires de PSA qui, à Aulnay-sous-Bois, ont détruit non un simple abribus, mais une usine automobile de 160 hectares employant 3000 salariés ? Ils ont brisé la vie de nombreuses familles populaires mais eux n’ont jamais été jugés. Ils engrangent même des profits record, augmentés par les suppressions d’emplois ! La justice sert les riches parce que la loi est faite pour eux.

Si nous ne voulons plus de ces injustices, il faut renverser le capitalisme, ce système où les riches ont tous les droits, et où les travailleurs qui relèvent la tête prennent des coups. Le monde du travail en a la force s’il en a la conscience. À l’élection présidentielle, en votant pour notre candidate Nathalie Arthaud, les travailleurs pourront au moins dire qu’ils ne veulent plus du capitalisme, cette société de violence et d’exploitation.
 Le 20 février 2017

jeudi 16 février 2017

Les militants de Lutte ouvrière seront présents 
sur le marché de Vierzon  
le samedi 18 février.

Par ailleurs ils seront présents :

MARDI 21 FEVRIER
- marché de SELLIER 10 H à 12H
- devant les ateliers ATM et devant l'entreprise Honeywell

JEUDI 23 FEVRIER
 -  devant les entreprises FCI Paulstra


MERCREDI 1 er MARS
- marché de MEHUN 10 H à12 H
  - devant les entreprises Pillivuyth et Nexans.

JEUDI 2 MARS
- marché de GRACAY 10 H à 12 H.

mercredi 15 février 2017

Meetings avec Nathalie Arthaud



à Orléans
mercredi 1er mars à 20 h 00

centre de conférences 9 place du 6 juin 1944 (près du théâtre)
départ de Vierzon, 18h, parking du stade Robert Baran

MEETING PARIS
DIMANCHE 26 MARS
À 15 HEURES
EUROSITES - DOCK PULLMAN
AVENUE DES MAGASINS-GÉNÉRAUX
SAINT-DENIS – AUBERVILLIERS (MÉTRO : FRONT-POPULAIRE)

(Un car partira de Vierzon)

lundi 13 février 2017

Agression de Théo : la violence sociale d’un système barbare


L’agression dont le jeune Théo a été victime à Aulnay-sous-Bois est révoltante. Ce passage à tabac par quatre policiers, ce viol avec une matraque, ces humiliations racistes sont insupportables.

Et l’injustice continue : un viol ayant entraîné une déchirure de 10 centimètres est jugé « non-intentionnel » par l’IGPN ! Des jeunes accusés d’avoir jeté des pierres sont déjà condamnés par des tribunaux à de la prison ferme, tandis que les quatre policiers sont laissés en liberté. Au nom de la présomption d’innocence ? Mais de quelle présomption Théo a-t-il bénéficié ? Aux yeux de la police, les jeunes qui passent un moment en bas de leurs immeubles sont présumés coupables, voire des « bamboulas », comme l’a justifié un syndicaliste policier !

Fillon a expliqué que « la police, la gendarmerie, les forces de sécurité […] n'ont rien à voir là-dedans » ! En prenant le parti des bourreaux contre leur victime, il est dans son rôle de défenseur de l’ordre social capitaliste. Et Le Pen aussi, qui a pris la défense des policiers, tandis qu’un responsable du FN traitait Théo de « racaille » !

Théo a survécu et peut témoigner. Mais qu’a subi le jeune Adama Traoré, mort le 19 juillet dernier dans la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise ? La « bavure » d’Aulnay n’est pas un cas isolé. Chaque année, des jeunes et des moins jeunes meurent à la suite de l’intervention de la police. Les interpellations qui tournent mal parce que certains policiers se comportent comme en territoire ennemi sont légion. C’est ce que dénonçaient samedi ceux qui ont manifesté à Bobigny, et qui ne se résument pas aux casseurs.

Les policiers sont certes en première ligne face à bien des violences qu’engendre la désagrégation de notre société. Mais renforcer leurs pouvoirs ne fera qu’empirer les choses. Le PS est revenu sur la mesure symbolique qu’aurait été la délivrance d’un récépissé lors d’un contrôle d’identité. Il veut assouplir les règles d’utilisation des armes, reprenant ainsi, avec le soutien de la droite et du FN, les revendications policières. La société que cela nous prépare, c’est celle des États-Unis, où les policiers ont un permis de tuer.

Il faut au contraire lutter contre les inégalités et contre ce chômage de masse qui gangrène la société et confisque toute perspective d’avenir aux jeunes des quartiers populaires.

Théo a 22 ans et est au chômage, comme tant de jeunes des classes populaires. À 22 ans, Charles, le fils de François Fillon, étudiant en droit, avait un job d’étudiant : il était assistant de son père sénateur, et gagnait 4 846 euros par mois… pour un travail qui n’a laissé aucune trace. Tout comme sa sœur Marie, payée 3 806 euros mensuels ! Aujourd'hui, le fils Fillon est avocat d’affaires et peut gagner en une année ce que Théo ne gagnera pas en une vie.

La voici, notre société : le racisme, l’exclusion et la répression pour la jeunesse des classes populaires ; les passe-droits et les privilèges pour les fils à papa !

Cette injustice, entre la jeunesse brisée de Théo et celle, dorée, des enfants Fillon, n’est qu’un exemple criant de celle qui traverse toute la société, entre ceux qui tentent de vivre de leur travail, et ceux qui considèrent que tout leur est dû. Les grandes fortunes reçoivent chaque jour en dividendes ce qu’une famille ouvrière ne peut gagner en une année, voire en une vie. Liliane Bettencourt, une des grandes fortunes françaises, empoche chaque semaine plus d’un million d’euros de dividendes de L’Oréal et ne paie même pas l’impôt sur la fortune.

Les affaires Fillon et Théo sont des leçons de choses : les riches ont tous les droits et les pauvres n’ont que des devoirs. La police et la justice, l’appareil de l’État sont au service des premiers contre les seconds. Cette expérience, bien des manifestants contre la loi travail l’avaient faite au printemps 2016 ; et des dizaines d’entre eux sont poursuivis. Ce que vivent les jeunes des quartiers, c’est un autre aspect de cet ordre social injuste.

Alors, soyons nombreux, dans les semaines et dans les mois à venir, à exprimer notre colère contre l’ordre social de la bourgeoisie. Soyons nombreux à dire que nous ne voulons plus de ces inégalités, de l’exploitation, et du racisme qui va avec. Soyons nombreux à faire entendre le camp de ceux qui, quelle que soit leur nationalité, leur religion, la couleur de leur peau, combattent la domination des plus riches sur cette société et toutes les violences qu’elle charrie. 

Le 13 février 2017

lundi 6 février 2017

Fillon, Le Pen, Macron, Hamon... dans la course pour servir les riches


Il faudrait être bien naïf pour être convaincu par les excuses de Fillon. Il se prétend le champion de la probité et des sacrifices à imposer aux classes populaires. Pour Fillon, les ouvriers devraient travailler plus pour des salaires moindres afin que les profits augmentent. 500 000 emplois publics devraient être détruits et la TVA augmentée pour qu’on supprime l’impôt sur la fortune et qu’on abaisse les cotisations des entreprises. L’affaire des emplois de sa famille relève de la même arrogance : comme tout bourgeois, il estime que tout lui est dû, y compris un complément de revenu à un million d’euros d’argent public, c’est-à-dire ce qu’un ouvrier gagne à peine en une vie. Pour ces gens-là, il est normal, pour qu’ils puissent se payer un manoir et des montres de luxe, que les travailleurs s’usent à la tâche 48 heures par semaine et jusqu’à 65 ans !

En plus des emplois de sa famille au Parlement, Fillon avait également fait rémunérer son épouse par une revue appartenant à Ladreit de Lacharrière. Pourquoi ce milliardaire a-t-il versé 100 000 euros pour un travail inexistant ? Parce que, derrière sa morgue, Fillon n’est qu’un larbin des capitalistes, disposés à lui verser quelques piécettes en échange de services.

Les autres candidats battent la campagne. Après s’être enthousiasmés pour Fillon, les milieux d’affaires s’entichent de Macron. Celui-ci brasse surtout des formules creuses. Mais son passé d’ex-banquier parle pour lui. Au gouvernement, Macron a généralisé le travail du dimanche et a été un des artisans de la loi travail. Aujourd'hui, il veut alléger l’ISF en supprimant la part qui taxe la propriété d’entreprises, autrement dit l’essentiel ! Les riches applaudissent.

Les ministres et dirigeants du PS sont partagés : de Macron ou de Hamon, quel cheval est le mieux placé pour leur permettre de retrouver un siège de député, voire une place de ministre ? Voilà leur grand dilemme ! Hamon, qu’ils fustigeaient il y a deux semaines, retrouve des vertus depuis qu’il monte dans les sondages. Après tout, sa promesse de revenu universel est inoffensive pour le grand patronat, puisque Hamon ne parle jamais de prendre sur les revenus et les fortunes de la grande bourgeoisie. Et il permet au PS de s’exonérer à bon compte du bilan désastreux de Hollande et Valls. Le temps d’une campagne, le PS va retrouver un discours de gauche, après avoir gouverné à droite pendant cinq ans !

Le Pen a présenté son programme qui repose, sans surprise, sur la démagogie contre les immigrés. Comme son idole Donald Trump, qui multiplie les mesures révoltantes à l’encontre des Mexicains et des citoyens de pays musulmans du Moyen-Orient, elle veut diviser les travailleurs.

Le Pen est une bourgeoise, comme Trump. Celui-ci s’est entouré de milliardaires pour gouverner. Il multiplie les mesures en leur faveur, comme la suppression des quelques règles imposées aux banques après la crise des subprimes. Wall Street ne s’y trompe pas et en a fait sa coqueluche. Pour rassurer les capitalistes bien français qui ferment les usines, licencient et exploitent leurs salariés, Le Pen leur donne de nouveaux gages. Elle a ainsi promis ce week-end de pérenniser le CICE et a ôté de ses promesses la hausse des salaires de 200 euros. Elle veut supprimer le compte pénibilité, insupportable pour le patronat. Avec une telle candidate contre le « système », celui-ci a de beaux jours devant lui !

Il faut pourtant que les travailleurs fassent entendre leur opposition au système qu’aucun des principaux candidats, pas même Mélenchon, ne dénonce : le capitalisme. C’est le sens de la candidature de Nathalie Arthaud : faire entendre les exigences du monde du travail.

Pour mettre fin au chômage de masse, il faut interdire les licenciements et les plans de suppressions d’emploi ; il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire.

Pour vivre dignement et enrayer la baisse du niveau de vie, il faut augmenter les salaires et les pensions d’au moins 300 euros. Pas un salarié ne doit gagner moins de 1800 euros net.

Contre l’accaparement des richesses par une petite minorité, contre les malversations, il faut imposer le contrôle des salariés sur les entreprises.

Voilà ce que défend Nathalie Arthaud, pour faire entendre le camp des travailleurs. À la différence des autres candidats, elle ne dit pas : « votez pour moi et je ferai ceci et cela ». Elle dit : « votez pour moi, afin de dire ce que sont les exigences du monde du travail et de nous préparer à les imposer par nos luttes ».