lundi 26 juin 2023

Pour mettre fin à la guerre, il faudra une rébellion qui vienne d'en bas

 


 

 

Au lendemain de la rébellion avortée de Prigojine, les prétendus experts de la Russie se perdent en conjectures. Que recouvre cet épisode tragicomique ? Une tentative de putsch ou le coup de sang d’un chien enragé ? Prigojine s’est-il rendu indispensable ou finira-il noyé dans sa baignoire ? Allons-nous vers un durcissement du pouvoir de Poutine, avec purges et intensification des combats en Ukraine, ou vers sa décomposition ?

Tout est possible. Les luttes d’influence, qui se mènent au sommet de l’appareil d’État russe pour accéder à la mangeoire, sont aussi permanentes que secrètes. Et elles doivent faire rage dans cette période où les échecs de la guerre en Ukraine fragilisent le pouvoir de Poutine.

L’essentiel est de comprendre que les protagonistes, de Poutine à Prigojine, en passant par le ministre de la Défense Choïgou ou le despote biélorusse Loukachenko, sont les représentants d’une seule et même classe sociale : celle d’affairistes, les fameux oligarques, qui prospèrent au sein ou à l’ombre d’un appareil bureaucratique autoritaire et corrompu jusqu’à la moelle.

Zélensky et la clique qui l’entoure en Ukraine sortent d’ailleurs exactement du même moule. Ils ont les mêmes mœurs, le même cynisme et le même mépris des classes populaires.

Ce sont tous des vautours qui savent s’entendre quand il s’agit d’opprimer la population, exploiter les travailleurs et s’approprier les richesses du pays. Quand ils s’estiment lésés, il leur arrive, aussi, de s’entredévorer. Mais ils représentent la même politique d’oppression et de pillage.

Le pedigree de Prigojine, un gangster devenu affairiste, est à l’image de l’oligarchie mafieuse où une des plus grandes qualités requises est d’être dénué de tout scrupule. Ancien bandit condamné à neuf ans de prison, Prigojine a rencontré Poutine en accueillant la jet-set russe dans ses restaurants de luxe, dans les années 2000. Les millions ont commencé de pleuvoir quand le maître du Kremlin lui a attribué de gros contrats dans la restauration collective pour les hôpitaux, les écoles et l’armée.

Prigojine s’est ensuite diversifié et a pris du poids en développant la société de mercenaires Wagner. De cuisinier de Poutine, il est ainsi devenu son boucher, prêt à exécuter toutes ses basses œuvres en Syrie, en Libye, en Afrique ou dans le Donbass. Avec peut-être 25 000 combattants présents en Ukraine, la milice Wagner faisait, hier encore, figure de troupe de choc.

La créature a-t-elle échappé à son créateur ? En tout cas, depuis des mois, la tension grandissait entre Prigojine et l’état-major russe. Ce dernier avait gagné une partie de la bataille en obtenant que les unités de Wagner soient intégrées dans l’armée régulière, ce qui expliquerait la rébellion ouverte de Prigojine.

Une chose est sûre : la population n’a rien à gagner à ces intrigues et révolutions de palais. La seule rébellion pouvant mettre fin à la guerre ne peut venir que d’en bas, des soldats et des classes populaires sur qui pèse l’essentiel de cette sale guerre.

On se souvient des manifestations contre la guerre qui avaient éclaté en février et mars 2022. En plus des 300 000 mobilisés, l’armée doit écumer les prisons et sortir le portefeuille pour trouver des engagés. Et il n’y a pas besoin de chiffres officiels pour estimer à des centaines de milliers les morts ou les blessés de cette guerre. Dans les régions les plus pauvres, d’où sont issus la plupart des combattants, certaines villes agrandissent déjà leurs cimetières !

Après 17 mois de carnage, l’opposition ou, du moins, le ressentiment et les questions n’ont pu que s’accroître. Prigojine n’est certainement pas le seul à accuser les chefs de l’armée d’envoyer les soldats au massacre et de voler leur solde, puisque c’est la réalité. Et il n’est pas le seul à suspecter le haut commandement d’avoir inventé des raisons pour envahir l’Ukraine et gagner des galons !

Si on se réfère à l’année 1917, rappelons que ce fut une révolution faite par les ouvriers, les soldats et les paysans, pour arrêter la boucherie de la guerre, renverser le tsar, les propriétaires et les exploiteurs. Et une telle révolte pourrait bien de nouveau voir le jour.

C’est ce que craint Poutine, tout comme les États-Unis et les autres puissances impérialistes qui sont restés observateurs. Leur attentisme est l’aveu que les maîtres du monde préfèrent un bon dictateur, qu’ils se chargent d’affaiblir dans une guerre sans fin, à une déstabilisation risquant de déboucher sur une révolution.

Pour les travailleurs de Russie et d’Ukraine, une telle révolution serait, au contraire, un formidable espoir. Car elle seule pourrait assurer la paix entre les peuples opprimés et renverser l’oppression, qu’elle soit le fait d’une grande bourgeoisie ou d’oligarques mafieux !           

Nathalie Arthaud
Le 26 juin 2023

mardi 20 juin 2023

À nos soeurs et nos frères de classe

 

 
 
 

Mercredi dernier, un bateau transportant des centaines de personnes tentant de rallier l’Europe a fait naufrage au large de la Grèce. Combien d'enfants, de femmes et d'hommes y ont laissé la vie ? 500, 600 comme le font craindre les photos du bateau surchargé ?

Le plus révoltant est que toutes les personnes à bord auraient pu être sauvées. L’embarcation avait été repérée par l’agence Frontex et les garde-côtes grecs étaient sur les lieux. Essayèrent-ils de repousser le bateau en haute mer, comme le dénoncent des rescapés ? Tout est possible car la politique criminelle de l’Union européenne pousse à ce genre d’ignominie.  

Nous ne connaîtrons pas l’identité de tous les disparus. Mais une chose est certaine : parmi les victimes, on ne trouvera ni fils ni de femme de millionnaire ou de roi du pétrole. Eux ont tous les papiers nécessaires et les moyens de prendre l’avion pour voyager où ils le désirent.

Les migrants de ce navire étaient destinés à faire partie du monde du travail. Ils ont tous été forcés de trouver une manière de gagner leur pain et d’assurer un avenir à leurs enfants. C’est précisément parce qu’ils ne le pouvaient plus qu’ils se sont retrouvés sur ce cercueil flottant, et c’est ce que ferait n’importe quel travailleur d’ici, dans la même situation.

Fuir la misère n’est pas un crime ! La liberté de circulation devrait être un droit élémentaire de tout être humain. Il faut l’affirmer haut et fort contre les gouvernants de l’Union européenne qui mènent une véritable guerre contre les migrants. Et il faut le crier contre tous les démagogues qui font de l’immigration un épouvantail.

Il n’existe aucune loi, dans aucun pays du monde, garantissant aux femmes et aux hommes dépourvus du moindre capital de gagner leur vie dignement. C’est vrai, même dans un pays riche et développé comme la France. La loi qui s’impose est celle de la jungle capitaliste qui ne laisse aux exploités d’autre choix que de trimer pour avoir le droit de vivre. C’est ce qu’il faut combattre.

Les travailleurs ne se protègeront pas en se barricadant contre d’autres travailleurs, plus pauvres qu’eux. Le problème est de lutter ensemble contre la misère créée par l’exploitation et l’impérialisme.

Combattre la classe capitaliste qui prospère en appauvrissant l’écrasante majorité de l’humanité ne peut venir que des exploités quand ils se révolteront ici, en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs, contre toute la barbarie charriée par le capitalisme.

Ce n’est pas une vue de l’esprit. Partout où il y a des travailleurs, il y a des résistances, des tentatives d’organisation et des luttes. À l’échelle du monde, il y a, régulièrement, de grandes révoltes susceptibles de renverser les régimes les plus dictatoriaux. Et il y a, en permanence, des luttes partielles et locales de travailleurs, parce que la résignation n’est jamais éternelle.

Que ces luttes se mènent sur le port de Dakar ou d’Abidjan, dans une mine du Congo ou d’Afrique du Sud, dans une usine en Turquie ou en France, on retrouve partout le même type de revendications concernant les salaires et les conditions de travail. Parce que, d’un bout à l’autre de la planète, la condition ouvrière nous livre à la même rapacité patronale, à l’arbitraire du marché et aux aléas de la guerre économique.

Et il s’agit souvent des mêmes exploiteurs car le grand patronat, lui, ne connaît pas de frontières : il sévit à l’échelle du monde. Multinationales de l’automobile, du pétrole, de l’agroalimentaire, de la construction, de la surveillance… nombreux sont les exemples de frères ou de cousins exploités par la même entreprise, l’un sur le continent africain, l’autre sur le continent européen.

Ici, en France, toutes les grandes grèves mélangent des travailleurs originaires des quatre coins du monde. Et certaines luttes marquantes de ces dernières années, comme les grèves des femmes de ménage des grands hôtels, ont été le fait de travailleuses immigrées.

Alors, quelles que soient l’origine, la culture, la nationalité et les croyances des uns ou des autres, quel que soit le pays où nous vivons, nous sommes tous attachés à la même chaine : celle du grand capital qui nous exploite, détruit la planète et fomente des guerres. La seule façon de briser cette chaîne est de propager la conscience qu’on appartient au même camp et que l’on doit s’unir contre la classe capitaliste et ses laquais politiques.

N’oublions jamais que notre seul ennemi est la grande bourgeoisie qui domine le monde.

Contre les politiciens qui se servent de l’immigration pour faire diversion et masquer leur servilité vis-à-vis des plus riches, unissons-nous ! Contre le patronat avide de trouver des bras à exploiter, unissons-nous pour défendre nos intérêts de travailleurs !

Nathalie ARTHAUD
Le 19 juin 2023
 

mercredi 14 juin 2023

Nos priorités vitales et leurs diversions nauséabondes

 

  

Une fois le poste de télé ou de radio éteint, une fois les réseaux sociaux fermés, qu’est-ce qui nous
préoccupe en tant que travailleuses et travailleurs ?

C’est de remplir notre caddie et de regarder combien il reste sur notre compte en banque pour payer toutes les factures. C’est le souci de conserver son emploi et son salaire, et de tenir bon malgré les pressions des chefs, des journées harassantes et l’usure physique et morale. Ce sont des problèmes de voiture ou de train pour aller travailler. C’est de jongler entre un rendez-vous chez le médecin et la garde des enfants.

Ces préoccupations ont été mises au centre de l’actualité grâce à la mobilisation sur les retraites lors de laquelle les travailleurs ont pris la parole et exprimé une colère saine : le refus de se sacrifier sur l’autel des profits ; le rejet de cette politique consistant à rogner sur les salaires, sur les retraites, les écoles et les hôpitaux, quand ça déborde pour les grands actionnaires et les plus fortunés.

Mais depuis que les grèves et les manifestations n’occupent plus le terrain politique, le gouvernement et les démagogues de tout poil ont le champ libre pour faire diversion. Et, pour masquer les responsabilités du grand patronat dans l’explosion des prix, les bas salaires et la dégradation de la société, ces démagogues dénoncent… l’immigration bien sûr !

Chassant sur les terres de la droite et de l’extrême droite, Macron et Darmanin ont donc lancé un énième projet de loi sur l’immigration. Depuis lors, Ciotti, Le Pen, Zemmour, Maréchal-Le Pen surenchérissent dans les idées plus crasseuses pour restreindre le droit d’asile et les droits des immigrés.

Édouard Philippe, ancien Premier ministre, et candidat à la succession de Macron, a coiffé tout le monde sur le poteau en remettant en cause l’accord de 1968 avec l’Algérie et le droit au regroupement familial. Les esclavagistes qui déniaient à leurs esclaves le droit d’être soignés ou de vivre avec leur famille n’auraient rien à y redire !

C’est dans ce contexte nauséabond qu’est survenue l’attaque effroyable d’enfants sur une aire de jeux à Annecy par un réfugié syrien. Ce drame a aussitôt été exploité par la droite et l’extrême droite pour livrer à la vindicte populaire les réfugiés et les musulmans, même si le tueur, certainement déséquilibré, se dit chrétien !

Tout sert de prétexte pour mettre l’immigration au centre du débat politicien. C’est un piège pour les travailleurs. C’est une diversion et une façon de diviser et d’affaiblir le monde du travail.  

La crise économique, le délitement des services utiles à la population, la dégradation des quartiers pauvres gangrénés par les réseaux de drogue, les incivilités et l’insécurité provoquent des réactions de repli et de rejet de l’autre. C’est ce terreau que les démagogues exploitent pour faire des immigrés des boucs émissaires.

Ne tombons pas dans le piège de la division, pendant que les capitalistes nous font les poches en nous exploitant et en faisant flamber les prix !

En nous mobilisant contre les 64 ans, que l’on soit du privé ou du public, français ou immigré, nous avons fait la démonstration de notre unité. Cela doit rester notre boussole car le grand patronat nous fera d’autant plus reculer qu’une partie des travailleurs aura moins de droits.

L’immigration est inséparable de la condition ouvrière car le pain n’est garanti nulle part à celui qui doit gagner sa vie. Celui-ci est forcé d’aller là où il trouve à s’employer. Le patronat en profite pour cantonner les travailleurs immigrés aux travaux les plus durs, les plus précaires et les plus mal payés.

Ce ne sont pas nos camarades algériens, tunisiens, roumains ou d’Afrique noire qui coûtent à la société. Leurs muscles et leurs cerveaux la font fonctionner partout, dans les usines, sur les chantiers, dans les Ehpad et les hôpitaux.

Ceux qui nous coûtent cher, ce sont les capitalistes, cette classe sociale archi-minoritaire qui exploite les travailleurs à l’échelle du monde et qui prospère en condamnant l’écrasante majorité à la pauvreté. C’est cette poignée de parasites qui conduit l’économie et toute la société dans le mur parce qu’elle est aveuglée par sa rapacité et sa   guerre économique permanente.

Dans le chaos de cette société, comme les Ukrainiens ou les Syriens, nous pouvons, nous aussi, être transformés du jour au lendemain en réfugiés !

Alors, n’oublions jamais que notre seul ennemi est la grande bourgeoisie qui domine le monde. On ne peut la vaincre qu’avec la conscience de constituer, face à elle, une seule et même classe sociale qui n’a, comme le disait Karl Marx, rien à perdre que ses chaînes et un monde à gagner.

Nathalie Arthaud

Le 12 juin 2023

 

dimanche 4 juin 2023

Pour dire non à tous les reculs, en grève et dans la rue le 6 juin

L’intersyndicale appelle à se mobiliser le 6 juin contre le recul à 64 ans de l’âge de la retraite. Répondons présents pour affirmer, comme nous l’avons massivement fait le 1er Mai, que notre opposition reste intacte. Montrons que ce recul ne passe pas et ne passera jamais.

Profitons-en, aussi, pour affirmer que nous ne nous résignons pas à voir nos conditions de vie se dégrader, que nous n’acceptons pas les bas salaires et la flambée des prix, ce racket imposé par les grands groupes capitalistes.  

Pour diviser le monde du travail, uni dans l’opposition aux 64 ans, le gouvernement ressort les vieilles ficelles : un projet de loi contre les bénéficiaires du RSA, un autre sur l’immigration. Cela aussi doit être dénoncé !

Faire passer les allocataires du RSA pour des gens qui ne veulent pas travailler est répugnant. Combien sont des ouvriers devenus invalides, combien d’autres ont été licenciés ou vivent dans des régions ravagées par le chômage ? Combien de femmes n’ont pas d’autre possibilité que de vivre avec cette aumône de 600 € parce qu’elles s’occupent 24h/24 d’un enfant handicapé ou d’un parent malade ? Ce sont ces travailleurs-là, rejetés ou blessés par la course au profit et abandonnés par l’État, que le gouvernement insulte et menace d’une suspension de leur allocation !

Le mépris gouvernemental est doublé d’une bonne dose d’hypocrisie quand Darmanin menace de durcir les conditions de régularisation des sans-papiers, de limiter les visas et, même, de supprimer le droit au regroupement familial. Aucune entreprise, aucune usine, aucun chantier, aucun hôpital ou Ehpad ne fonctionnerait sans le travail quotidien de millions de travailleurs étrangers. Sans nos camarades de travail immigrés, le grand patronat manquerait de bras à exploiter.   

Alors, ne laissons pas le champ libre au gouvernement, à ses mensonges et à sa démagogie anti-ouvrière ! Ne nous divisons pas ! Les seuls parasites, les plus grands voleurs et les plus grands assistés dans cette société sont du côté de la grande bourgeoisie ! Reprenons la parole pour affirmer, ensemble, nos intérêts de travailleurs.

Même si les dirigeants des confédérations syndicales ont choisi d’appeler à la grève la veille d’une énième péripétie parlementaire, il n’y a rien à attendre de tout ce cirque. On le constate depuis janvier, les lois, les institutions et la Constitution sont taillées sur mesure pour que les gouvernements puissent faire adopter les mesures anti-ouvrières réclamées par le grand patronat. Aucun miracle ne viendra du Parlement.

Pour les confédérations syndicales, ce calendrier était sans doute un moyen de tourner la page en faisant passer la mobilisation au second plan. C’était aussi une façon de prouver à Macron leur respect des institutions et leur sens des responsabilités.

Quels que soient les calculs des dirigeants syndicaux, saisissons-nous de l’occasion et soyons nombreux à manifester et faire grève le 6 juin pour affirmer les intérêts de notre classe sociale. Montrons que nous nous fions à nos propres forces pour inverser le cours des choses !

La mobilisation de ces derniers mois a fait ressortir une des richesses du monde du travail : la solidarité. Plus encore, les manifestations où nous nous sommes retrouvés à des centaines de milliers à travers le pays, tous secteurs et toutes professions confondues, public et privé, jeunes et moins jeunes, ont fait renaître la conscience de former un camp, une classe sociale, une force collective qui aspire à se faire respecter. 

C’est un premier pas essentiel car les progrès de la société ne peuvent venir que de là. C’est ce qu’il faut entretenir en nous donnant les moyens de nous retrouver, de discuter, de prolonger la lutte.

C’est dans ces moments-là, aussi, que nous pouvons réfléchir en dehors des sentiers tracés par la bourgeoisie et réaliser l’ampleur du combat qui est devant nous. Car s’il n’y a aucune raison de se résigner à la retraite à 64 ans, aux bas salaires, à l’inflation, au recul de nos conditions de travail, il n’y a pas plus de raison de se résigner à l’exploitation et au capitalisme. 

L’exploitation de l’homme par l’homme n’est pas une loi de la nature. Qu’il y ait des femmes et des hommes forcés de vendre leur force de travail et de se soumettre à un patron, à ses humeurs ou à ses carnets de commandes, n’est pas naturel. Que l’humanité soit divisée en exploités et en exploiteurs, en pays riches et pays pauvres, est le produit de l’histoire, l’histoire de la lutte des classes.

Cette lutte de classe est à mener aujourd'hui avec la conscience qu’il faudra, un jour, aller jusqu’au bout, jusqu’à notre émancipation totale, c’est-à-dire la fin de l’exploitation, le renversement de la domination de la bourgeoisie et de son système capitaliste.                   

Nathalie Arthaud

 Le 4 juin 2023
 
RASSEMBLEMENT A VIERZON
 
Mardi 6 juin 10h30
Place Jacques Brel