mercredi 9 mars 2016

Contre la loi travail, faisons grève et manifestons dès le 9 mars !


Les travailleurs rejettent massivement la loi El Khomri. Et pour cause ! Cette réforme est une démolition du Code du travail, un recul grave pour l’ensemble du monde du travail.
L’allongement du temps de travail, les heures supplémentaires décomptées sur plusieurs années et moins majorées, le plafonnement des indemnités prud’homales, la facilitation des licenciements économiques… tout cela vaudra pour tous les travailleurs. 
Les plus jeunes sont spécifiquement attaqués puisque les apprentis de moins de 18 ans pourront se voir imposer des journées de 10 heures. Les précaires aussi puisque la loi prévoit le non-paiement des jours fériés pour les intérimaires.
Et si les femmes ne sont pas spécialement visées, ce sont bien elles qui seront les plus frappées par la disposition généralisant les temps partiels inférieurs à 24 heures. Ce sont elles qui subiront le plus gravement la réduction des droits aux congés famille. Et que dire des conséquences pour les femmes, si la loi permet aux patrons de modifier les horaires de travail du jour au lendemain, avec des délais de prévenance réduits ?
Cette loi est un recul pour les ouvriers, les employés, et même pour les cadres. C’est un recul pour les CDI comme pour les CDD et les intérimaires. C’est un recul pour les jeunes, pour les femmes. Alors la seule réponse à la tentative du gouvernement qui consiste à opposer les précaires aux embauchés, les chômeurs et les jeunes aux autres salariés, c’est de se battre tous ensemble. 
Valls a reporté la présentation en Conseil des ministres pour essayer d’amadouer les confédérations syndicales. Mais l’avant-projet de loi comporte 131 pages et il n’y en a pas une de bonne pour les travailleurs.
Alors qu’est-ce que peuvent bien aller discuter les confédérations syndicales ? Que le plafond de l’indemnité pour licenciement abusif remonte un peu ? Que la définition des licenciements économiques ne change pas ? La belle affaire, quand le patronat se débrouille pour licencier 800 000 personnes par an !
Le gouvernement espère qu’en lâchant du lest, il pourra faire avaler la pilule. Ne tombons pas dans le piège où se complaisent certaines confédérations syndicales, comme la CFDT. Il faut le retrait pur et simple de cette loi.
On n’obtiendra le retrait de cette loi qu’en se mobilisant massivement dès mercredi 9 mars.
Cette date a émergé de diverses initiatives, en particulier de celle des organisations de jeunesse. Ce n’est que pressée par les travailleurs du rang que la confédération CGT, qui avait prévu une action pour le 31 mars, s’y est ralliée. La variété de ses appels, voire des lieux de rassemblement comme à Paris, témoignent de ses tergiversations.
Cela ne doit pas arrêter ceux qui veulent riposter. Les chefs syndicaux ont leurs calculs et leurs arrière-pensées. Les travailleurs, eux, n’ont qu’un seul et même intérêt : celui de se battre tous ensemble et d’engager le bras de fer avec le gouvernement.
Prévue de longue date par les syndicats, il y aura aussi, le 9 mars, une journée de grève à la SNCF. Les cheminots luttent justement contre la démolition de leur réglementation du travail, qui n’est rien d’autre qu’une déclinaison de la loi El Khomri dans le transport ferroviaire. Loin de s’opposer, ces deux mobilisations ne peuvent que se conforter.
Il en sera de même avec la grève dans les bus et le métro parisiens. Car, quelles que soient les revendications spécifiques des uns ou des autres, toutes ces mobilisations relèvent d’un même ras-le-bol. De ce ras-le-bol d’être ceux qui ont fait tous les sacrifices depuis que la crise a éclaté et qui ne le supportent plus.
Ajouter et unir ces colères est le seul moyen de peser sur le gouvernement et de le faire reculer. Seuls, entreprise par entreprise, les travailleurs ne font pas le poids face au gouvernement et au patronat réunis, mais collectivement, ils représentent une force colossale. C’est ainsi que dans le passé, les travailleurs en lutte se sont fait craindre et respecter par le gouvernement et le patronat.
Dès le 9 mars, soyons nombreux en grève et dans les manifestations. Si le succès est au rendez-vous, cela redonnera confiance et l’envie de se mobiliser à d’autres travailleurs. Car cette journée ne doit pas être sans lendemain. Un appel est déjà lancé pour le 31 mars et une véritable mobilisation peut se construire.
Le patronat démolit nos emplois et nos conditions de travail. Avec cette loi, les choses empireront encore. Il faut dire à Hollande et au patronat qu’on ne veut pas de leur loi. Hollande fait pire que la droite, combattons sa politique aussi résolument que si elle venait de la droite.   

Rassemblement à Bourges à 17h
Rond-point de la Résistance 
(près de la place Séraucourt)

mardi 1 mars 2016

Contre la loi El Khomri : participer aux grèves et aux manifestations du 9 mars

Journées de 12h contre 10 actuellement ; possibilité d’enchaîner des semaines de 46h, jusqu’à 48 et même 60h ; repos journalier de 11h fractionnable ; heures supplémentaires moins majorées ou plus majorées du tout ; licenciements économiques facilités ; indemnités prud’homales plafonnées… La droite n’avait pas osé, Hollande et Valls s’apprêtent à le faire !
Une fois de plus, ils prennent pour alibi la lutte contre le chômage. Celle-ci a servi de prétexte à la loi de 2013 qui a légalisé le chantage à la compétitivité. Elle a justifié le paquet cadeau de 41 milliards pour le patronat, puis la loi Macron qui a étendu le travail de nuit et du dimanche. On attend toujours les emplois. Et il faudrait, en plus, accepter la démolition du code du travail !
Les lamentations patronales sur le manque de flexibilité et « l’angoisse d’embaucher » sont indécentes. Plus de 80 % des embauches se font en CDD, des contrats d’une semaine, de 15 jours, d’un mois. L’intérim, les petits boulots et les périodes de chômage sont le lot de la jeunesse ouvrière et de la plupart des chômeurs. Et le gouvernement voudrait que cela devienne la règle ?
En quoi faciliter l’allongement du temps de travail et les heures supplémentaires pourrait-il déboucher sur des embauches ? Faciliter les licenciements collectifs et individuels augmentera le nombre des chômeurs mais sûrement pas les emplois.
En plafonnant les indemnités prud’homales et en élargissant le recours aux licenciements économiques, le gouvernement donne au patronat un permis de licencier et même un droit au licenciement abusif. Alors qu’il faudrait, au contraire, demander des comptes à Renault, PSA, Carrefour, La Poste, Sanofi pour les millions qu’ils ont encaissés tout en supprimant  des emplois.
Salaire, durée du travail, droits syndicaux : le patronat a déjà divisé les salariés en autant de statuts différents. La loi El Khomri veut généraliser ce cas par cas et faire en sorte qu’à chaque entreprise corresponde un code du travail.
Tout serait négocié, nous dit le gouvernement, en laissant croire qu’il y aura plus de démocratie dans l’entreprise avec la mise en place du référendum. Mais où a-t-on vu de la démocratie dans l’entreprise  et une égalité entre patrons et salariés ? Avec le chantage aux licenciements, le patronat a beau jeu d’imposer des sacrifices aux travailleurs, que ce soit au travers des accords ou des référendums d’entreprise.
Chaque patron pourra ainsi faire à sa sauce. Et la sauce patronale, on la connaît ! Alors si nous laissons le gouvernement démolir le peu de droits collectifs qui nous reste, nous le paierons tous. Les salariés en CDI bien sûr, mais aussi les CDD et les intérimaires dont la situation suivra la dégradation générale. Et il y aura bien sûr les jeunes à qui la loi promet la précarité à vie.
Cette réforme a déjà fait réagir de toute part. Du côté du PS, beaucoup demandent un texte plus « équilibré ». Quant aux frondeurs et à Martine Aubry, ils l’ont rejetée sur le ton de « trop c’est trop ». Mais les travailleurs auraient tort d’attendre quoi que ce soit de ces politiciens. Certains ne veulent peut-être plus assumer l’impopularité de la politique antiouvrière de Hollande, mais ils en portent tous la responsabilité, Aubry comprise.
Ce qui comptera, ce sera la réaction des travailleurs et leur capacité à descendre dans la rue. Pour cela, il faudra qu’ils passent outre l’absence de volonté des sommets syndicaux.
De la CGT à la CFDT en passant par FO, les confédérations se sont rencontrées. C’était une première depuis 2013. Et qu’a décidé cette intersyndicale « exceptionnelle » ? De ne rien décider ! Pas de date commune, pas de rendez-vous pour ceux qui veulent exprimer leur colère ! Eh bien, si les confédérations syndicales sont en-dessous de tout, les militants et les travailleurs ne doivent pas l’être.
Des initiatives se préparent pour le 9 mars. Une grève est prévue à la SNCF contre une nouvelle réglementation du travail qui fait exploser toutes les limitations. Il y aura aussi grève à la RATP.
Des syndicats, la fédération CGT de la métallurgie et les syndicats de lycéens et d’étudiants appellent aussi à se mobiliser contre la loi El Khomri. Ils ont choisi cette date car c’était le jour où le projet de loi devait être présenté. Le gouvernement vient de repousser l’échéance. C’est la preuve qu’il redoute les réactions du monde du travail.
Eh bien, c’est une raison de plus pour se mobiliser et pour demander le retrait pur et simple de ce projet. Il faut, dès le 9 mars, faire grève et descendre dans la rue. Cette loi est une attaque sans précédent. La réponse doit être à la hauteur.

lundi 22 février 2016

Non aux suppressions de postes par le gouvernement au Centre des impôts de Vierzon

Le Centre des impôts de Vierzon est en grève depuis le 19 janvier. Les trois syndicats (CGT, FO et Solidaires) appellent à protester contre la disparition  de 10 postes en 8 mois.
Il n'y a plus maintenant que 31 employés pour répondre à une forte demande des usagers : plus de 210 personnes par jour.
Ces suppressions de postes sont la conséquence de la politique anti-ouvrière du gouvernement qui ne remplace pas les départs en retraite et regroupe des services pour faire des économies.
La volonté de ne pas accepter les suppressions de postes et de ne pas laisser le Centre disparaître anime les grévistes depuis 5 semaines.
Ils doivent pouvoir compter sur la solidarité de tous les travailleurs.

vendredi 19 février 2016

Une réforme du Code du travail qui exauce les rêves les plus fous du patronat

Je tiens à dénoncer au nom de Lutte ouvrière le projet révoltant de réforme du Code du travail, écrit sous la dictée du Medef. Ce projet est une nouvelle déclaration de guerre contre le monde du travail.
Le gouvernement parle de « flexi-sécurité ». On voit bien la flexibilité ! Journée de 12 heures, semaines pouvant aller jusqu’à 60 heures, heures supplémentaires comptabilisées sur une ou deux années : les 35 heures n'existent plus que sur le papier. Mais qu'il ose parler de sécurité quand il donne un permis de licencier au patronat est une provocation.
Même les indemnités accordées par les prud'hommes en cas de licenciement abusif seront réduites. Hollande avait promis de plafonner les salaires des PDG, il plafonne les indemnités de ceux qui ont été licenciés !
Le projet généralise les "accords" entreprise par entreprise, dans le but d'en finir avec une loi valable pour tous les travailleurs et livrer chaque salarié au chantage patronal.
Discrédité pour discrédité dans le monde ouvrier, Hollande se démène pour rendre un ultime service au grand patronat. La seule chose que l'on puisse espérer de ce texte, c'est qu'il fasse exploser la colère du monde du travail.

Nathalie ARTHAUD

jeudi 11 février 2016

Les militants de Lutte ouvrière à votre rencontre





Les militants de Lutte ouvrière viendront à la rencontre des vierzonnais, 

sur le marché du centre ville,

Samedi 13 février, de 9h30 à 12h