vendredi 15 novembre 2013

Les militants de Lutte Ouvrière sur le marché de Vierzon

Samedi 9 novembre, sur le marché de Vierzon, les rencontres ont été nombreuses avec les travailleurs et les retraités.
Les discussions se sont multipliées sur les licenciements actuels et sur la nécessité de défendre l'interdiction des licenciements.

Voici ce qu'en dit la presse locale (le Berry Républicain du 12-11-2013)
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jeudi 14 novembre 2013

Les licenciements se multiplient dans la Région Centre

Dans la Région Centre, les licenciements se multiplient aussi bien à Alcatel-Lucent Ormes qu'à Fagor-Brandt à Saint-Jean de la Ruelle.

Voici l'analyse qu'en fait Lutte Ouvrière :


FAGOR-BRANDT Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret)
Seule la lutte permettra de préserver les emplois !


     Avec le dépôt de bilan de Fagor-France, filiale du groupe espagnol Mondragon, ce sont les 530 emplois du site de Saint-Jean-de-la-Ruelle qui se retrouvent menacés. La direction et les représentants de l’État ont beau jouer les rassurants, il n’empêche que faute d’un repreneur d’ici au 13 décembre, le tribunal de Nanterre prononcera la liquidation. Et ce ne sont pas les rodomontades sur le « savoir-faire » et le « produire français », auxquelles se livrent Gauche et Droite, et même les organisations syndicales, qui y changeront quoi que ce soit.
     Il a suffi que des actionnaires décident que la production d’appareils de cuisson ne leur rapportait plus assez pour que, du jour au lendemain, de part et d’autre des Pyrénées et jusqu’au Maroc et en Pologne, des usines entières soient menacées de la casse et que des centaines de travailleurs soient poussés vers le chômage.
    C’est la logique du profit, dont on voit qu’elle n’est pas plus espagnole que française, mais bien 100 % capitaliste ! En une trentaine d’années, 2000 emplois ont disparus à St Jean-de-la-Ruelle. L’on a beau être passé par les dénominations « françaises » Thermor, Thomson, Moulinex et même avoir été un temps nationalisé, cela n’a a jamais protégé les salariés de l’exploitation, des bas salaires et des licenciements !

mercredi 13 novembre 2013

Conseil municipal d'octobre

Voici les interventions de Régis Robin, Conseiller municipal Lutte Ouvrière au Conseil municipal d'octobre :

Un gouvernement au service des riches et des banquiers
      Les cadeaux du gouvernement au grand patronat ne cessent de pleuvoir : 20 milliards de cadeaux sous forme de baisse de "charges" sont donnés aux grandes entreprises ; l'impôt prévu sur les marges brutes, c'est-à-dire les profits des grandes entreprises, est supprimé. Mais le grand patronat ne se déclare pas satisfait ; Gattaz, le président du Medef, explique qu'il veut 10 milliards d'allègement de charges. Ces gens-là n'en auront jamais assez et exigeront toujours plus d'un gouvernement dont le président François Hollande se dit "le président des entreprises" et dont le ministre de l'économie Moscovici s'est flatté d'être dans une gouvernement qui fait le plus pour les entreprises depuis des années.
     Mais qu'ont-ils fait pour les travailleurs ? Hollande avait dénoncé la réforme des retraites de Sarkozy et, au pouvoir, il l'aggrave. Il avait promis de taxer les riches mais il augmente les impôts de 14 milliards ; il augmentera en janvier l'impôt le plus injuste, la TVA et, sous sa présidence le nombre de foyers populaires qui deviennent imposables a dépassé le million !
     Alors oui, il est révoltant de voir la part des travailleurs constamment réduite car ce sont eux qui créent toutes les richesses.

Non aux licenciements !
      A ces attaques contre le monde du travail se rajoutent les plans de licenciements. Et si Hollande et ses ministres reconnaissent que le chômage est le problème n°1, à aucun moment le gouvernement ne s'est opposé aux plans de licenciements et aux fermetures d'usines qui se succèdent, de PSA à Air-France, de Heuliez à Siemens, d'Alcatel aux abattoirs bretons de GAD-Lampault, sans parler de tous les postes supprimés et les fermetures de petites entreprises locales comme Structure-outillage ou Kiabi. Le gouvernement laisse faire. Il aggrave cette maladie du chômage qui met en danger la société toute entière en ne remplaçant pas les départs en retraite dans la fonction publique : hôpitaux, poste, transports. Alors oui, il faudra des luttes massives, des luttes de grande ampleur du monde du travail dans son ensemble.
     Et il ne suffit pas d'exprimer sa colère contre les marionnettes politiques au service du grand patronat. il faut dénoncer et s'apprêter à se batttre contre ceux qui détiennent les rênes de l'économie et de la société : la bourgeoisie, les financiers et les gros actionnaires. Il faut viser les licencieurs, les parasites qui, pour tirer encore plus de bénéfices, surexploitent le monde du travail et en jettent une autre partie à la rue, ravageant des régions entières et créant la division entre travailleurs et chômeurs.

Interdiction des licenciements !
      Alors, en plus d'exprimer notre colère contre le gouvernement, il faut affirmer notre volonté de nous défendre contre les licenciements, contre la démolition du pouvoir d'achat, contre l'aggravation de l'exploitation, contre les cadeaux faits au grand patronnat qui mènent à la démolition des services publics, des retraites, du système de santé à commencer par la Sécurité Sociale. 
     Il faut affirmer une opposition ouvrière à tous les partis qui, de la droite à la gauche, sont toujours au service des riches et des puissants.

samedi 27 avril 2013

Manifestons le 1er Mai


Depuis 1890, le 1er mai est une journée traditionnelle de manifestation pour le mouvement ouvrier de tous les pays. Les travailleurs qui font grève et manifestent ce jour-là ne le font pas seulement pour leurs revendications immédiates, mais pour affirmer qu’ils sont une seule et même classe ouvrière et que l’avenir leur appartient.
Lutte Ouvrière appelle à participer aux manifestations appelées un peu partout en France ce jour-là, sous le mot d’ordre : « Contre le grand patronat, contre ses serviteurs du gouvernement et de l’opposition, le camp des travailleurs ».
 Rendez-vous à 10h30, Place de la Résistance
(Tunnel Château)

mercredi 17 avril 2013

Interventions de Régis Robin lors du Conseil municipal du 11 avril


  • IL FAUT IMPOSER LE CAPITAL PAS LES FAMILLES
    Dans la mesure où il y a une baisse légère des taux qui passent pour la taxe d'habitation de de 21,15 % à 20,41%, pour le foncier bâti de 23,58 à 22,77 et pour le foncier non bâti de 50,78 à 41, 56%, nous approuverons cette baisse, bien que nous pensons que ces taux sont quand même très élevés. Nous sommes parfaitement conscients que la responsabilité principale incombe aux gouvernements successifs qui ont poursuivi et poursuivent depuis des années une politique de réduction des dotations aux communes. C'est une politique qui étrangle les collectivités locales, avec l'UMP comme avec le PS au gouvernement.
    Notre vote d'approbation ne signifie pas une approbation de la politique fiscale de la ville. Bien que les taux baissent, les bases à partir desquelles sont calculées les sommes payées par les contribuables, elles, augmenteront de 1,8 %. Et surtout, à cela vient s'ajouter une flambée générale des prix, entre autres ceux du gaz, de l'électricité, des transports, qui touche grandement le budget des familles populaires.
    En effet, lorsque viendront les avis d'imposition, chaque foyer verra sa note augmenter, ce qui est lié à la politique gouvernementale d'augmentation des taux et de baisse des dotations.
    Une politique fiscale plus juste, serait une politique qui permettrait de voir une baisse réelle sur les feuilles d'imposition et qui serait compensée par une hausse de la « cotisation foncière des entreprises », parce que cette cotisation foncière qui a remplacé la taxe professionnelle entraîne un manque à gagner considérable pour les communes, car elle leur rapporte nettement moins.
    Dans ce cadre là, les cadeaux qui ont été faits et continuent d'être faits au grand patronat sont payés par les familles. En conclusion, en même temps que nous votons pour cette baisse légère des taux, nous tenons à dénoncer les politiques gouvernementales qui se succèdent et se ressemblent.


  •   AUCUN POSTE NE DOIT ETRE SUPPRIME A LA MAIRIE
    Le rapport qui nous a été donné sur le personnel pose un certain nombre de problèmes qui ont  été mis en avant par les syndicats lors du dernier CTP.
    Il y a la suppression d'un poste et la fusion de services qui risquent fort de compliquer l'organisation du travail lors d'arrêts maladie ou de congés,
    Se pose également le problème du pôle des marchés où visiblement la charge de travail arrive à saturation. Le chef de service de l'imprimerie, parti en retraite,  n'a pas été remplacé, comme celui du CTM.
    Même si nous approuvons la création d'emplois saisonniers, nous voterons contre ce dossier.


  • QUESTIONS POSEES SUR LA CONVENTION PASSEE AVEC LA SOCIETE GESSET
    A propos de la convention de rejet des eaux pluviales et de ruissellement de la société GESSET, j'aimerais poser un certain nombre de questions :
    Est-ce-que la ville a un contrôle direct sur les analyses des rejets et une possibilité d'intervenir rapidement le cas échéant ?
    S'il y a un suivi, est- ce-que les élus et les habitants de la ville peuvent en avoir connaissance ?
    Il y a d'autant plus de raison d'être méfiants qu'il s'agit d'une demande de « régularisation ». Il semble que la société n'avait pas jugé bon apparemment de se conformer d'elle même à la législation sur les rejets.
    Y a t-il d'autres entreprises sur la ville qui n'ont pas régularisé leur situation ?   

  • NON A LA FERMETURE DE CLASSE
    Dans l'éducation, le ministre se vante de la création de plus de 6000 créations de postes. En réalité, ces créations ne remplaceront pas les départs en retraite et la politique de suppressions de classes continue.
    Dans le département, il y a plus de suppressions que de créations de classes. A Vierzon, c'est une classe de l'école Luberne à Village qui va être fermée. Et je tiens à marquer notre solidarité avec les parents d'élèves qui sont mobilisés contre le fermeture,

  • NON A LA POLITIQUE ANTI-OUVRIERE DU GOUVERNEMENT PS
 Comme les gouvernements précédents, le gouvernement socialiste nous fait payer la crise par tous les bouts : les services publics sont détériorés : on le voit pour la santé les transports, la poste... Et la situation des travailleurs va être encore plus précarisée par la loi sur la flexibilité du gouvernement.
    Cette loi donne au patronat la possibilité de licencier plus vite et moins cher. Le patronat pourra baisser le temps de travail, il pourra baisser les salaires en fonction des aléas de la production. Il pourra imposer la mobilité forcée. Le gouvernement nous dit que cela peut préserver l'emploi. Mais combien d'entreprises ont passé des accords de ce  type et n'ont rien préservé, de Continental à Good Year, et j'en passe.
    Ce n'est pas une politique qui va à l'encontre des intérêts du grand patronat, c'est une politique qui va au devant des exigences du MEDEF et les exigences de celui ci ne s'arrêtent pas à cette loi. Le grand patronat n'en n'aura jamais assez pour continuer à accroître ses profits.
    Nous voyons que l'on ne peut attendre quoi que ce soit de ce gouvernement face aux puissances de l'argent.

  • GOUVERNER C'EST MENTIR...AU SERVICE DU GRAND CAPITAL
En ce qui concerne l'affaire Cahuzac, on nous propose, comme d'habitude de nommer des commissions, des autorités chargées du contrôle, de la transparence et de la moralisation de la vie politique. Le problème est que ces discours ont déjà été prononcés à de nombreuses reprises.
    Des commissions existent déjà. A titre d'exemple, depuis 1988 existe la commission pour la transparence de la vie politique qui doit surveiller les enrichissements anormaux des parlementaires et des ministres. A la suite du scandale d'Eric Woerth, il y avait eu la nomination d'une nouvelle commission et même une série de mesures votées qui devaient empêcher tout enrichissement anormal.
    En réalité, quels que soient les discours, tout va continuer comme avant, dans le secret des cabinets ministériels, comme dans celui des officines bancaires et des conseils d'administration des grandes entreprises.
    Les gouvernements successifs ne sont que les gestionnaires des affaires de la bourgeoisie. Les dirigeants de l'état sont à l'image de la société capitaliste qu'ils défendent dont l'individualisme et l'enrichissement sont les valeurs suprêmes, car ce sont les valeurs de la bourgeoisie.
    Les politiciens mentent lorsqu'ils font des promesses électorales et les dirigeants des grandes entreprises mentent lorsqu'ils préparent en secret des mauvais coups et des plans de licenciements contre les travailleurs, comme on a pu le voir chez PSA . Ils mentent aussi lorsqu'ils annoncent des difficultés et que l'on voit au même moment affichés ou mis en réserve de faramineux bénéfices.dans les bilans de leurs entreprises
    Aussi bien chez les dirigeants politiques que chez les dirigeants capitalistes et la grande bourgeoisie, la transparence n'existera que quand les travailleurs pourront aller chercher eux-mêmes et rendre publics les revenus, les placements dans les paradis fiscaux, les projets, les richesses de ces gens là.